PiouPiou du speed

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Par Fabien neo speed rider 🙂

Pour moi le speed est né le premier weekend de janvier (merci Pierrick) à Val-d’Isère.

2 jours de ski avec la voile sur la très belle pente école du Grand Pré et 2 premiers vols, en radio tout du long, sur l’épaule du Charvet (150 m de dénivelé environ). Je sais déjà que je suis contaminé.

Le weekend suivant je rempile pour deux autres jours de stage à Valfréjus (merci Julien). Grosse remise en question ( !). Pas de vol à proprement parlé mais beau travaille de préparation qui servira toujours.

10 plus tard j’achète ma propre voile (merci Julie).

Le dimanche 12 février, il fait beau, je tente ma première sortie solo à Allevard ou me rejoindra Seb D. 5-6 runs sur la pente école à skier dans la trafolle et je me lance (c’est en tout cas mon ressenti) du mur de bosses juste au dessus. Dénivelé de 60 m à peine, virage à 90) après la forêt et posé sur une véritable piste d’atterrissage. Je le refais 3 fois.

Avec toute cette expérience ( !) je me suis retrouvé samedi matin à partir avec Caro, Thibault et son frère Romain, David, Pédro, Manu « Maverick » et Mickey en route pour les 2 Alpes. Là pour le coup ça change tout ! Comme le parking est à l’atterro, premier briefing où je lis le doute dans l’œil de Mickey qui ne m’en dira rien avant le soir. Dans la montée assez longue Romain me brief sur le run, arrivé au déco j’ai déjà la ligne bien en tête et c’est rassurant. On oublie les déco pente école avec 100m de piste bleue, on s’assoit sur les runs d’échauffement et c’est direct dans le vif. Là haut la neige est béton et le décollage se fera dans une mer de vagues glacées pas vraiment agréable sous les spatules. 6 sont déjà partis et Thibault reste avec moi pour fermer la marche.

Premier constat on ne fait pas le même sport ! C’est ça oui allez-y ridez, skiez, touchez de ci de-là, moi je prends mes aises, de la marge et je passe la cassure 100 mètres au dessus. Après c’est le gaz, j’arrive au dessus du déco avec 600 m sous les pieds, bien assez pour faire une bonne PTS et poser en plein milieu du champ. Je suis content et je comprends après coup que certains sont soulagés que mon premier vol ce soit bien passé 😉

Le deuxième run sera le même pour moi. Le troisième on change de site, j’arrive à un peu skier au départ mais je ne m’attarde pas sur le plancher des marmottes et je file toujours très haut.

Au quatrième run, un peu plus en confiance sous mon aile, je me permets de raser un peu plus. J’arrête de tracer tout droit, je retourne vers la pente que je frôle à 3 reprises (c’est peut-être un détail pour vous…), je prends la ligne de gauche et je passe la cassure à 1 m cette fois.

Le 5° sera le bon. Parti en premier je vois toute la troupe me filer sous les pieds. Autant de lièvres et d’éclaireurs pour juger de ma hauteur, des lignes à suivre. Je touche deux fois et même à la cassure dans le sillage de Caro. Trop bon ! Je crois que c’est ça la bonne formule. Se retrouver dans le paquet ou tout juste derrière pour mieux appréhender le site. A méditer pour les prochaines premières fois.

Dernier run pépère, la fatigue se fait bien sentir maintenant et j’assure à raser la neige ou les arbres sans descendre jusqu’au contact.

Pour moi ce fut une journée très très enrichissante. Au contact de la meute j’ai pu prendre conscience de plein de petites choses sur le potentiel de ce sport et mes marges aussi bien de sécurité que de progression. J’avais peur de ralentir la troupe et de « subir » l’écart évident qui nous sépare mais pas du tout. Super ambiance (mais j’étais pas inquiet) et gros gros progrès. C’est ça qui est bien avec le GUC et le speedriding, on prend du plaisir même dans le bas rôle 😉

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